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 Bébé hospitalisé

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Natacha
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Messages : 374
Date d'inscription : 25/02/2009
Age : 36
Localisation : La Poterie (22)

MessageSujet: Bébé hospitalisé   Dim 2 Aoû - 14:56

Bonjour,

je copie/colle ci-dessous un article de la Leche League que je viens de lire sur le bébé hospitalisé, car cela vient d'être notre cas.

2 choses sont importantes à retenir:

- la tétée est analgésique (en plus d'être calmante)
- le jeûn avant anesthésie pour le lait maternel est de 3 ou 4 heures, voir moins (2 heures)


Léana à fait une chute de poney et à une fracture déplacée du bras droit, au dessus du coude.

Quelle horreur d'entendre son enfant hurler et et de la voir se relève avec le bras qui pends et part dans tous les sens, c'est très très dur à vivre.

Mon premier réflexe à été de m'assoir en tailleur, de la caler contre moi, caler son bras, et je lui ai dit "tète".
Nous sommes restées ainsi sans bouger jusqu'à l'arrivée des pompiers, ce qui à pris du temps. Ils l'ont aussi ausculté sur moi qui n'avait toujours pas bougé.
Je me suis levée, toujours avec Léana dans les bras, j'ai marché doucement jusqu'au camion (qui était loin, terrain inaccessible pour lui).
Elle est restée ainsi sur moi jusqu'à l'hôpital, elle à dormi au sein dans le camion, malgré la douleur.
Avant chaque geste douloureux, je la mettais au sein.

A l'hôpital où nous sommes allées, il considère que le jeun pour le lait maternelle est de 4 heures.
Je leur ai assurer que c'était bien moins, quasi moitié moins. J'avais raison (cf texte ci-dessous).

Je pense donc que les mamans ne devraient pas hésiter à mettre leur bébé au sein juste après un accident ou autre car cela soulage leur souffrance, oblige la maman à rester calme, lui donne un moyen d'aider son bébé et donc de ne pas paniquer en se sentant totalement impuissante, et qu'entre le moment ou le bébé aura tété et celui où il sera anesthésié, une grande partie du lait aura été digéré



AA 59 : Le bébé hospitalisé
Cet article a paru dans Allaiter Aujourd'hui n°59, LLL France 2004

Le point sur...le bébé hospitalisé

Il y a près de douze ans, en octobre 1992, nous consacrions un numéro d’Allaiter aujourd’hui (AA n° 13) à l’enfant hospitalisé. Nous y dénoncions la non-prise en charge de sa douleur, le fait que la place des parents était trop souvent niée, et la difficulté à maintenir l’allaitement en cas d’hospitalisation et d’opération.

On peut dire que, depuis, les choses ont évolué dans le bon sens, même si elles peuvent encore être améliorées. Il y a eu le plan Kouchner de lutte contre la douleur. Il y a eu l’action remarquable d’associations comme Sparadrap (1) qui lutte inlassablement pour que « l’enfant malade soit respecté dans ses besoins affectifs et relationnels en dépit des contraintes de la maladie et des traitements ».

La place des parents

On commence à admettre ce qui aurait dû toujours être une évidence, à savoir que la place des parents est auprès de leur enfant souffrant, même et surtout pendant les examens et traitements douloureux. Le Dr Didier Cohen-Salmon, président de Sparadrap, raconte que, dans un hôpital, on avait observé que certains enfants semblaient avoir très mal à la sortie de la salle de réveil. Un des médecins proposa de « faire venir un parent, puis d’évaluer la douleur de l’enfant en sa présence. On favoriserait ainsi ce qu’Annie Gauvain-Piquard (première pédiatre à s’être mobilisée, en France, sur la douleur de l’enfant) a appelé l’homéostasie émotionnelle indispensable à l’évaluation de la douleur de l’enfant. Cette suggestion est mise en place. Chacun peut le constater, en présence des parents, le niveau des pleurs diminue et, par conséquent, on peut mieux évaluer et soulager la douleur des enfants avant qu’ils ne retournent dans leur chambre » (2).

Cela dit, encore trop souvent, les parents doivent se battre pour rester avec leur enfant, pour dormir sur place, pour être là quand il se réveille de l’anesthésie, etc. Comme le raconte Meyriem : « La première intervention que mon fils a dû subir était la pose d’un cathéter. Et là, les ennuis ont commencé. Il était exclu que nous assistions à cette opération pourtant banale et nous sommes restés, mon époux et moi-même, derrière la porte, à entendre hurler notre petit garçon. C’était la dernière fois que j’acceptais de m’en séparer… les fois suivantes, j’ai catégoriquement refusé de leur laisser mon enfant. J’ai dit que je n’étais pas là pour juger et critiquer le travail des infirmières, que je souhaitais seulement rassurer mon fils. »

Rappelons à cette occasion que si l’enfant est allaité, beaucoup d’examens et de traitements peuvent être faits alors qu’il est au sein. Plusieurs études (3) ont vérifié l’effet analgésique de la tétée au sein, en cas par exemple de prélèvement sanguin.

L’enfant allaité

Quand l’enfant est allaité, la présence de sa mère de jour comme de nuit (idéalement dans une chambre mère/enfant, mais elles sont encore trop peu nombreuses) permet de préserver l’allaitement, et donc de continuer à lui apporter à la fois un aliment de premier choix, facile à digérer et bourré d’anticorps, et une nourriture affective, qui l’aideront à supporter cette épreuve.

En cas d’opération sous anesthésie générale, on recommande traditionnellement de ne rien absorber par voie orale dans les huit heures précédant l’anesthésie. Des recherches ont pourtant montré qu’une période de jeûne plus raisonnable est de six heures pour le lait industriel, de trois ou quatre heures pour le lait maternel et de deux heures pour les liquides clairs (4) (certains auteurs sont même d’avis d’assimiler le lait maternel à un liquide clair). En effet, la vidange gastrique est beaucoup plus rapide pour le lait humain que pour le lait industriel : la moitié du lait absorbé a quitté l’estomac au bout de 48 min avec le lait humain, contre 78 min avec le lait industriel (5).

Il est donc utile d’en discuter à l’avance avec le chirurgien et l’anesthésiste.

De même, après l’opération et sauf contre-indication médicale, le bébé peut être remis au sein dès qu’il est suffisamment réveillé pour ce faire. Bien des mères et des bébés ont trouvé que l’allaitement les réconfortaient pendant cette période si stressante.

Références
(1)Association Sparadrap, 48, rue de la Plaine, 75020 Paris, 01 43 48 11 80, contact@sparadrap.org Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , www.sparadrap.org. Voir notamment toutes les petites brochures qu’édite l’association et dont nous parlons régulièrement dans ces pages. On trouve sur le site une très bonne bibliographie sur le sujet.
(2) La Lettre de Sparadrap n° 8.
(3) Dont une faite à l’hôpital de Poissy/Saint-Germain. British Medical Journal 2003, n° 326, pp. 13-15.
(4) Voir notamment : Ferrari LR et al, Preoperative fasting practices in pediatrics, Anesthesiology 1999 ; 90(4) : 978-80 ; Nicholson SC, Schreiner MS, Feed the babies, Babs 8/95.
(5) Cavell B, Gastric emptying in infant fed human milk or infant formula, Acta Pædiatr Scand 1981 ; 70(5) : 639-51.

En savoir plus
A lire
Allaiter aujourd’hui n° 13.
Traité de l’allaitement maternel, LLLI, pp. 218-322, en vente à la boutique.
Annie Gauvain-Piquard et Michel Meignier, La douleur de l’enfant, Calmann-Lévy, 1993.
Le bébé à l’hôpital, sous la dir. De Patrick Bensoussan, Syros, 1995.
Daniel Annequin, Avoir mal, c’est pas du jeu !



Peut être reproduit, imprimé ou diffusé à condition de mentionner la provenance de cet article.

http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-59-Le-bebe-hospitalise.html
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